L’alcool premier ennemi de la musculation

Alcool musculation
En tant que sportif bon vivant, il peut être difficile de se passer du verre de vin accompagnant un repas copieux, de la bière entre amis du samedi soir ou de la coupe de champagne des grandes occasions. Pourtant, l’impact de l’alcool sur la musculation a de quoi convaincre des bénéfices de ne pas en consommer. Pour développer ses performances, gagner du muscle et conserver son endurance, pas de compromis : il faut éviter l’alcool à tout prix.

L’impact de la consommation d’alcool sur le corps

En buvant un petit verre de temps en temps, peu de consommateurs d’alcool réalisent les effets qu’engendrent cet apport sur l’organisme. En l’absence d’ébriété, on pourrait penser que l’alcool n’est pas si mauvais pour la santé. Pourtant, la première goutte d’alcool qui passe dans le sang commence déjà à avoir des conséquences physiques :

  • réduction de la production de testostérone ;
  • déshydratation ;
  • refroidissement du corps avec la dilatation des vaisseaux sanguins ;
  • augmentation de la dépense énergétique (pour se réchauffer) ;
  • libération de cortisol (l’hormone du stress) ;
  • stockage de graisse dû aux calories vides de l’alcool.

Rien qu’à lire ces quelques points, il semble déjà évident qu’alcool et musculation ne font pas bon ménage.

L’alcool dégrade la masse musculaire et empêche de produire du muscle

Comme indiqué ci-dessus, l’ingestion d’alcool a pour effet d’une part d’abaisser la production de testostérone, d’autre part de favoriser la libération de cortisol. La testostérone, anabolisant naturellement produit par le corps, permet de stimuler la production et la croissance du muscle. En fait, à cause de l’alcool, la testostérone est convertie en œstrogènes, les hormones dites féminines. Forcément, si le taux de testostérone baisse, la construction de la masse musculaire en souffre.

Le cortisol, lui, a l’effet inverse. En tant que catabolisant, il favorise la destruction des cellules, donc la fonte musculaire. En consommant de l’alcool, un sportif risque d’inciter son organisme à détruire ses muscles et à stocker tout ce qu’il trouve en graisse, ce qu’il souhaite a priori éviter.

Il semblerait également que l’alcool ait une influence sur le niveau de myostatine. Cette substance empêche le muscle de créer de nouvelles fibres, ce qui représente un frein important au développement de la masse maigre.

Les autres conséquences néfastes de l’alcool sur la musculation

De manière générale, la consommation d’alcool fragilise l’organisme. Pour un adepte de musculation qui soumet déjà son corps à un stress physique intense et fréquent, c’est une mauvaise idée. Une baisse de l’immunité induit des risques plus élevés de blessure, mais aussi de maladie saisonnière et une récupération musculaire moins efficace.

D’autre part, l’alcool contient de nombreuses calories vides qui sont stockées sous la forme de gras. Peu importe le nombre d’heures passées à soulever des poids, à faire des squats et des burpees : consommer de l’alcool vous fera engraisser. La qualité du sommeil, également impactée négativement, donnera lieu à plus de fatigue pendant l’entrainement, donc à des performances diminuées.

Plus grave : en cas de surconsommation, l’alcool provoque des modifications métaboliques dont l’hypoglycémie, qui peut être un handicap majeur à la réalisation de performances sportives. Son impact direct sur le cerveau tend à réduire la notion de danger et à modifier la capacité d’analyse. Or, pour progresser correctement en musculation, il est essentiel de pouvoir connaitre ses limites physiques et de respecter les paliers prévus.

La consommation d’alcool ouvre l’appétit. Pour une personne lambda, cela ne représente pas forcément un problème. En revanche, dans le cadre d’un régime strict ou d’une sèche, il devient plus ardu de maintenir la barre du poids tout en ayant des fringales répétées.

Comment continuer à se faire plaisir sans nuire à ses performances ?

Alcool et musculation ne vont pas de pair, mais vous pouvez profiter d’un moment de plaisir sans mauvaise conscience avec les cocktails et les bières sans alcools. Riches en glucides, en vitamines ou en minéraux, ils remplacent avantageusement le verre de rosé ou la pinte à 3°.

Ne vous empêchez surtout pas de sortir avec vos amis sous prétexte que vous ne buvez pas d’alcool. D’abord, les liens sociaux sont essentiels pour une santé mentale équilibrée. Ensuite, vos proches respecteront certainement mieux votre choix que vous ne le pensez. Ils pourraient même vous demander quelques explications sur votre démarche. À vous de les convaincre !

Si toutefois il vous arrive de boire un verre d’alcool, gardez bien à l’esprit que cela doit rester occasionnel si vous voulez voir de vraies évolutions dans vos performances et conserver votre masse musculaire. Hydratez-vous bien avec de l’eau ou des tisanes pour faciliter l’élimination et le confort de vos muscles.


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